IRIAF - 2019

Interview Jean Marc Bascans

Le CFA Sup NA étudie constamment le développement de l’apprentissage en Nouvelle Aquitaine avec l‘appui des établissements de formation partenaires, implantés sur différentes villes du Territoire : Bordeaux INP, l’Université de Poitiers, l’Université de La Rochelle, le CNAM Nouvelle Aquitaine et l’ISAE ENSMA.

Nous lançons cette année universitaire, un projet d’interview au cœur des équipes de ces établissements, pour mettre en lumière le travail, les valeurs de ces dernières, et ainsi proposer aux apprenti·e·s et futur·e·s apprenti·e·s, un regard pertinent sur leurs établissements d’accueil.

Pour donner suite à l’interview d’Alain Texier paru dans l’édition de septembre de la Gazette de l’IRIAF, nous démarrons cette série d’échanges en interrogeant Jean-Marc Bascans, Directeur de l‘Institut des Risques Industriels, Assurentiels, et Financiers (IRIAF), organisme de formation rattaché à l’Université de Poitiers et fondé en 2001 à Niort dont la mission principale est de former des étudiant·e·s et des apprenant·e·s en reconversion aux métiers de la mesure et de la gestion des risques.

 

GC : Comment définissez-vous le positionnement de l’IRIAF dans le monde de l’enseignement supérieur ?

JMB : Pour sa mission formation, l’IRIAF s’est fixé comme objectif d’être au plus près des besoins des métiers de la mesure et de la gestion des risques. Etant directement et très régulièrement à l’écoute des responsables opérationnels et des ressources humaines des entreprises et étant présent et actif lors de manifestations scientifiques des secteurs concernés, nous sommes dans une démarche d’amélioration continue de nos cursus universitaires pour répondre aux évolutions des métiers visés. L’Institut s’est inscrit dans une logique d’approche programme et de compétences comme nous le disons dans notre jargon. Nous avons ainsi repensé l’objet et les pratiques pédagogiques de nos formations universitaires pour être en cohérence avec notre ambition de former tout au long de la vie des professionnels de la mesure et de la gestion du risque. Cette notion de cohérence est un des points forts de nos 3 parcours de : Master Management des Risques Industriels et Environnementaux (MRIE), Management des Risques des Systèmes d’Information et SARADS Statistique et Actuariat.

GC : Un lien solide est donc tissé avec les entreprises du territoire ?

JMB : C’est exact, ces liaisons se font essentiellement sur les territoires Niortais, deux-sévrien et de la région Nouvelle-Aquitaine. Il ne faut tout de même pas sous-estimer nos relations fortes avec d’autres territoires nationaux et internationaux comme l’Ile de France, la Roumanie et le Québec.

GC : Le Master SARADS Statistique et Actuariat s’est récemment ouvert à l’apprentissage, d’autres projets liés à l’apprentissage sont-ils prévus d’ici à la prochaine année universitaire ?

JMB : Aujourd’hui avec cette ouverture à l’apprentissage du Master mention Actuariat, toutes nos formations de Master permettent aux étudiants d’être apprenti. Nous avons ouvert le Master SARADS Statistique et Actuariat en apprentissage, car nous souhaitions élargir l’accès à tous les publics à cette formation spécialisée dans la mesure des risques et sur les métiers du chiffre. La stratégie de l’IRIAF se décline donc sur notre capacité à accueillir différents publics. Notre rôle est de pouvoir être un opérateur permettant de former, et de faire évoluer des étudiants, mais aussi des actifs pour qu’ils restent à jour sur les compétences de leurs métiers.

GC : Comment voyez-vous l’avenir des apprenant.e.s se formant au sein de vos cursus ?

JMB : Cet avenir est plus que positif, le·a diplômé·e est acteur.rice de sa carrière, c’est le résultat de notre organisation et du travail de l’équipe pédagogique sur plusieurs années. Les apprenti·e·s arrivants à l’IRIAF sont accompagnés dans le cadre d’un plan de formation visant à une insertion professionnelle immédiate et durable. Par exemple, à la sortie du Master SARADS Statistique et Actuariat, d’après l’enquête réalisée au moment des soutenances de fin de cycle, 80% des apprenant.e.s ont rapporté avoir déjà signé un contrat de travail dans la profession visée. Cette insertion est également qualitative au regard des missions à réaliser et des niveaux de rémunérations atteints.

GC : L’IRIAF et le CFA Sup NA travaillent ensemble tout au long de l’année grâce à la plateforme que représente l’Université de Poitiers. Comment ressentez-vous le lien entre nos deux structures ?

JMB : Le CFA Sup NA nous offre un vrai support pour la gestion de l’apprentissage. Tout d’abord, il est évident que le suivi administratif des apprenti·e·s centralisé par les équipes du CFA allège considérablement cet aspect du travail à l’IRIAF, nous évitant ainsi de multiplier les experts parmi notre structure. Ensuite, il est important pour notre Institut de savoir que nous pouvons disposer de sources d’investissements dans le cadre de projets au bénéfice des apprentis. Enfin, d’autres missions comme la gestion de la qualité dans les formations par apprentissage, rendue obligatoire par la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel », sont également inclues dans ce travail en partenariat. De mon point de vue, la relation de confiance existante entre nos structures se construit sur l’échange mutuel d’informations et sur une volonté partagée d’une relation gagnant/gagnant au service des apprenti.e.s.

Retour d'apprentissage :

Louise Perruchon, étudiante à l'IRIAF en deuxième année du Master SARADS, nous offre sa vision sur son actuelle expérience en apprentissage :

Je m’appelle Louise Perruchon j’ai 21 ans. Après avoir eu mon Bas ES, j’ai souhaité faire un DUT STID (Statistique et Informatique Décisionnelle), car j’aimais beaucoup les mathématiques et l’informatique.
Puis, pour ma licence 3 j’ai préféré me spécialiser dans les mathématiques plutôt que dans l’informatique, ce qui m’a amené à intégrer la Licence 3 Economie Gestion parcours Risque Assurance à l’IRIAF. Cette dernière m’a attirée car les mathématiques y sont appliqués au domaine de l’assurance, offrant ainsi des compétences transversales permettant d’être opérationnelle lors d’un stage ou d’une alternance.
Cette licence m’a permis de poursuivre mes études vers le master Statistique et Actuariat de l’IRIAF, que je fais en alternance au pôle PAM (Prévoyance Aésio Macif). Initialement, ce cursus n’est ouvert à l’alternance qu’en deuxième année de formation, cependant, cette année le master 1 a proposé quelques places en alternance. J’ai alors saisi ma chance pour réaliser mes deux années de Master par cette voie.
Dans le cadre de mon apprentissage, j’ai intégré au mois de septembre le pôle PAM, spécialisé dans la prévoyance collective (sur-mesure). J’évolue dans le service souscription et plus particulièrement au niveau de la tarification des offres. Mon objectif est d’y devenir autonome sur les tarifications futures.
Je dépends de la responsable souscription ainsi que de la coordinatrice tarification prévoyance, qui m’encadrent et m’aident à monter en compétences.  Cette expérience établit un lien fort avec l’une des spécialités de mon Master : l’actuariat
Une complémentarité enrichissante se créée entre ce cursus spécialisé dans l’assurance dommage ou santé, et mon évolution en entreprise m’offrant des connaissances en prévoyance.
Si ce n’est l’intégration dans ma structure d’accueil, je n'ai rencontré que peu de difficultés au cours de cet apprentissage. En effet, il faut très vite se familiariser avec l’environnement dans lequel nous travaillons et avec les outils que nous sommes amenés à utiliser. Pour faciliter cette intégration, de nombreuses formations visant par exemple, à me faire connaître les produits et logiciels utilisés en interne, me sont proposées.
Pour le moment, je passe encore beaucoup de temps à l’IRIAF, cependant, je serai à pleins temps en entreprise à partir du mois de Mai. Les grands concepts de l’assurance sont vus maintenant à l’école afin d’avoir des connaissances lors de notre arrivée définitive en entreprise, cela permet aussi de nous caler sur le même rythme que les étudiants en cursus initial, partant en stage en Mai. 
De mon point de vue, l’apprentissage est un moyen d’acquérir une expérience professionnelle valorisante pour mon intégration dans le monde professionnel après mon master. 
Dans le futur, après avoir pu obtenir une stabilité dans une entreprise, j’aimerais essayer d’avoir le titre d’actuaire. Ce titre se valide en étant en entreprise et en suivant des cours dans une école spécialisée.

Louise Perruchon, Apprentie en Master Statistique et Actuariat à l’IRIAF

 

Etablissement partenaire, n’hésitez pas à vous rapprocher du service communication du CFA Sup NA (communication@cfasup-na.fr) si vous souhaitez valoriser votre structure et vos formations dans le cadre d’une interview.


Dernière mise à jour le 14 novembre 2019

CFA Sup Nouvelle-Aquitaine

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